Matera, 4 novembre 2015 – Un café au Bar Tripoli

J’arrive en ville avec les premières lueurs de l’aube. Je suis plongé dans un silence profond fait d’échos, comme dans le ventre d’une mère. Tout me donne l’impression d’une ville généreuse et faite de gentillesse.

Pour mon café, je dois me rendre dans la grande place, à la recherche du Bar Tripoli.

De son nom et d’autres indices, je comprends que ce petit comptoir à café existe depuis le temps de la “campagne de Libye”, quand les italiens chantaient “Tripoli bel suol d’amore” (Tripoli, belle terre d’amour). C’était en 1911, il y a plus de cent ans. D’une génération à l’autre, de père en fils, ce bar est une histoire de famille.

On ressent dans la ville un certain sens de l’histoire, capturé par le regard : la Basilicata, un lieu à la fois si ancien et si moderne, des temps du Christ s’est arrêté à Eboli jusqu’à aujourd’hui capitale européenne de la culture en 2019.

Je savoure mon café. Equilibré et dense en arôme, son goût m’accompagne dans ma flânerie de photographe.

Projet “Un photographe au bar” Concept et photo © Marcello Moscara x Valentino Caffè.

www.marcellomoscara.it